Publication A PARAITRE : Sortie du livre en septembre 2018, CNRS éditions, 256 p.
Le troisième cerveau. Petite phénoménologie du Smartphone
Il y a dix ans, Steve Jobs présente son dernier-né : iPhone, premier téléphone cellulaire contenant un navigateur Internet, un iPod et un écran tactile multi-touch. C'est une révolution. Depuis, le smartphone a su se rendre aussi indispensable que l'air qu'on respire : il nous suit partout, on ne l'éteint que forcé et contraint, on ne s'en sépare jamais, au point que certains commencent à parler de pathologie addictive, de perte de mémoire, d'hyper connexion, de confusion mentale. D'un autre côté, chacun mesure, au quotidien, l'étendue des services rendus : communiquer, s'informer, traduire, écouter, lire, écrire, voir, photographier, compter, payer, acheter, vendre, être alerté, être guidé, éclairer… Il n'est pas seulement un intercesseur confortable du réel, il devient notre point de vue, notre cadrage sur le monde, les autres et nous-même. Il a acquis une telle fonction de médiateur dans notre perception du monde, qu'il finit par adhérer à nous comme une sorte d'artefact organique qui rend floue la frontière entre l'outil et son utilisateur. Finirons-nous par fusionner ? Les jeunes le croient.
Avec la montée en puissance de l’Intelligence Artificielle et de la technologie 5G, les dix années à venir vont donner naissance à un super Smartphone qui bouleversera encore plus profondément nos façons de vivre et de penser. Armé d’un assistant qui répondra au moindre de nos désirs, plaçant entre nos mains tous les pouvoirs de la révolution numérique, il finira par faire de nous des sortes de super héros.
Mais, dans le même temps, il y a toutes les chances que ses travers d’aujourd’hui se métamorphosent en véritables difformités. Il nous a appris à désapprendre, à vider notre mémoire : il nous apprendra à réagir en assistés, à devenir totalement dépendants. Il flatte nos penchants pour les communications inutiles, les jeux ineptes et les divertissements idiots : il passera maître dans l’art de nous faire perdre le temps le plus précieux de notre vie. Il vend déjà nos profils au plus offrant : il nous transformera en véritable marchandise, en nous soldant à des officines qui se chargeront de nous faire voter et consommer comme il convient. Il a commencé à s’immiscer dans notre vie privée : il nous espionnera nuit et jour, fera de nous les sujets d’un véritable empire de la surveillance permanente. Il pulvérise déjà notre attention en multipliant les alertes, notifications, injonctions : il ne nous laissera plus aucun moment de répit pour penser sans lui, autrement que lui. Il entretient les rumeurs et les fake news : il finira par faire régner la bêtise et le préjugé à l’échelle planétaire.
A moins qu’il ne se transforme au contraire en une arme décisive pour promouvoir une nouvelle conscience collective et donner ses chances à la fraternité, pour outiller les lanceurs d’alerte, la démocratie directe, la défense des libertés, la lutte pour l’équité et la survie de la planète et, le cas échéant, pour assurer la victoire de l’insurrection.
Nourri, comme un documentaire, d’enquêtes personnelles auprès des usagers, un essai philosophique décapant notre les ambivalences et les risques d’un nouveau comportement : notre dévotion addictive envers l'objet fétiche de la culture numérique »
Radio Qui vive ? par Raphaël Enthoven. 1er juillet 2018. Europe 1
Madame Bovary
Radio Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth. 20 juin 2018. Série "Tous des héros ?" 3/4
L'éducation sentimentale, ou la défaite du courage
L'acteur Jean Pierre Léaud lors du tournage par Marcel Cravenne de l'adaptation télévisuelle de "L'éducation sentimentale" écrite par Gustave Flaubert • Crédits : GEORGES GALMICHE / INA - AFP
Pourrait-on, pour une fois, défendre le cas de Frédéric Moreau, l'anti-héros du roman de Flaubert "L'éducation sentimentale"?
Héros sans panache, Frédéric Moreau se présente volontiers comme le modèle de l'anti-héros par excellence : spectateur de l'Histoire, notre héros se laisser volontiers porter par les événéments, comme si la vie allait finir par s'occuper de son sort. Hélas, un destin bien différent l'attend à la fin du livre.

Journée d'étude ENS Paris - Salle Dussane - 20 juin 2018
Présentation des Œuvres complètes de Jacques Roumain
Evénement / expo du 15 juin au 13 juillet 2018. Sculpture aquagravure. Galerie L’ESTAMPE (Strasbourg).
Métamorphoses du signe
L’exposition des oeuvres de Pierre-Marc DE BIASI à la galerie L’Estampe présente un ensemble de nouvelles réalisations sur la thématique du « signe », orientation centrale chez cet artiste plasticien connu, entre autres, pour ses nombreux travaux sur l’archéologie des écritures, la matérialité de l’inscription, la trace et la mémoire.
L’exposition « Métamorphoses du signe » s’est fixé deux grandes orientations : l’exploration d’un processus de création ayant le « signe » comme objet de représentation et l’aquagravure comme médium, en donnant tout son sens au fait que l’événement a lieu dans une galerie qui s’est rendue célèbre pour ses importantes contributions dans le développement de cette technique originale.

Vernissage vendredi 15 juin 2018 à partir de 18h
L’ESTAMPE - galerie d’art & éditeur
31 quai des Bateliers
67 000 STRASBOURG
TEL. + 33 (0)3 88 36 84 11
info@estampe.fr
www.estampe.fr
www.collection-lacan.com

Horaires d'ouverture :
Ouvert le lundi de 10h à 12h et de 14h à 18h,
du mardi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 19h
et le samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h

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Radio La Compagnie des auteurs par Matthieu Garrigou-Lagrange (France Culture). Diffusé le 2 avril 2017.
Gustave Flaubert. Une manière spéciale de vivre
Flaubert a-t-il bien prononcé la célèbre phrase "Madame Bovary, c'est moi"? Que nous dit-elle de la personnalité de cet inlassable lecteur et méticuleux écrivain qu'était Gustave Flaubert? Matthieu Garrigou-Lagrange reçoit Pierre-Marc de Biasi pour évoquer la vie de l'auteur rouennais.

Evénement / expo Du 10 mars au 13 mai 2018, Institut du Monde Arabe
Pour un musée en Palestine
En février 2017, l’Institut du monde arabe exposait une sélection d’œuvres de la collection de solidarité du futur Musée d’art moderne et contemporain de Palestine, créée à l'initiative de l'artiste Ernest Pignon Ernest et de l’écrivain palestinien Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco à Paris : avec des œuvres d'Hervé Télémaque, Hervé Di Rosa, François Boisrond, Bruce Clarke, Véronique Van Eetvelde, Serge Boué-Kovacs, Pierre-Marc de Biasi, Gérard Voisin, Henri Cartier-Bresson, Ernest Pignon Ernest, etc.. . Une première exposition qui a suscité depuis plus d’une cinquantaine de dons d’artistes européens et arabes parmi lesquels Claude Viallat, Hamed Abdalla, Robert Combas, Hervé di Rosa, Robert Scemla ou encore Rachid Koraïchi. Un an après le dévoilement de ce « pari » pris malgré les aléas de la conjoncture en Palestine et dans les pays alentours, l’Association d’Art moderne et contemporain en Palestine et son partenaire, l’Institut du monde arabe, présentent l’avancée du projet.
NOUVELLES SERIES A DECOUVRIR DANS LA GALERIE
Empire du signe 11 Epreuves couleur
Ecriture des confins I Epreuves couleur
CSLT Epreuves couleur
Empire du signe 11 Epreuves d'artiste
Empire du signe 12 Epreuves couleur
Contact Email : pm.debiasi@wanadoo.fr - Compte FB : www.facebook.com/pm.debiasi